La première fois ou je suis mort **

Le combat du phénix


 

Nouvelle de Michaël Gemarin


 


 

Avant-propos d’un lecteur


 

Me voilà de retour devant ces pages qu’un jour, au détour d’un chemin, je pris entre mes mains. Depuis que mon fiel se déversa sur cette couverture noircie d’une mort, mort-né. Je voulus découvrir, ce que ces pages pouvaient m’offrir comme voyage. Provocateur je m’imaginais tenant entre mes doigts le futur torchon de la haute culture de l’homme juge. Je me voyais déjà, liseur courroucé de ce pamphlet acéphale. Jetant à mon autodafé ce brouillon de culture, que l’on aime glorifier au nom d’un prix chimérique. Mais quel fut ma surprise, au moment où loin de mes pensées critique. Mon cœur s’ouvrit en ce voyage allégorique de toute vie. Au travers de ces phrases chromatique, je devin voyageur de ma vie. Enfance, adolescence, et vie d’homme se dessinaient d’image instantanée. Mais de ce voyage la chute fut rude quant au point final, je surpris glissant depuis les rives de mon âme, une larme d’espoir, laissant sur la rive Charon ou Phlégyas mendiant pour une traversée funeste.

Aujourd’hui mes mains ne demandent que d’être l’outil de vie de ce nouveau chapitre, de ce conte à la vie, à l’espoir. Le feu incandescent de ma curiosité ne cesse de grandir, alors amis voyageur tournons les pages blanches pour enfin terminer un nouveau chemin de cette quête sans fin. Quête, que nous nommons depuis la nuit des temps demain.

Bonne lecture à tous.


 


 


 

prèface


 


 

Jadis vous fut le voyageur solitaire en ces pages noircis des feux de ce combat pour la vie. Aujourd'hui ce n'est plus un voyage alègorie à l'acceptation. Mais l'histoire de ma vie, de nos vies. Ce combat débutât le 13 janvier, dans une chambre d’hôpital de la capital auvergnate.

Le cancer ou autres longues maladie, nous font peur. Car elle nous prive de futurs, souvent isolé dans notre souffrance. Nous laissons ces peurs nous assécher de tout rêves.

C'est pour dénoncer cela que je me fais le témoin de notre combat. les lignes qui vont suivre ne seront pas noirceur et larmoiement. Elles seront miroir d'un sujet tabou aux effluves positive de nos espoirs.

 

A vous qui lisez ces lignes je vous dédicace au noms de mes frères et sœur de combat cette nouvelle. que celle-ci soit votre et quelle vous apporte espoirs et réponses. Le cancer n'est pas une fin, il est l’éclosion de nos peurs, le fruit morbide du jugement.

 

J’ai fait un rêve ...... celui de voir un jour le cancer, le sida, et les maladies génétiques n'être qu’un souvenir lointain. Alors n'ayons peur de rien, soyons désinvolte faisons de nos existences, la route du bonheur et des rêves.

 

demain sera notre victoire

 

 


 


 

I.Le chant de l’Oiseau de feu


 

Je sens mes muscle se tendre en ce linceul, suis-je mort ? Mes yeux s'ouvrent surpris par ce décor que je connais. Non je ne suis pas mort, pas encore. Les stigmates de la lame sont toujours présents en ma chair. Il fait déjà jour, le soleil brille en son zénith. Je suis là vivant. Étendu dans mon lit les draps humides des larmes de mon corps.Mon destins m'est déjà promis. En mon corps ce lotus à grandi, ça fleur est devenue crabe.

 

Ma vie est-elle devenue le miroir de mes aïeuls. Non ma vie est mienne, je suis une âme vagabonde riche du savoir, riche de la vie. Mon dessein est devenu combat.

Ce voyage ne sera pas vain.

 

Je suis un guerrier pacifique, un homme de combat contre l’injustice. Je n'ai pas eu le temps de vivre, ce tourteau sera perdant.

 

Le feux froid du scalpel se meurt. Mon corps se dresse devant celui qui veut me détruire. Tel ces volcans millénaires qui se dressent devant moi, je cracherais le feu de ma vie au ciel de ma mort.

Je suis moi et ce matin, je vis , je renais.

Là, en cette instant. Mon cerveau me renvoi, les paroles de tous ces auteurs qui un jours on partagé mon existence, les quatre accords se dressent sur le totem de mon passé, la sagesse de Khalil Gibran devient le chant de mes pensées.

 

Je grandis de ce mal. Car je comprend qu'il ne se nourri que de ma peur envers la mort. Mais la mort n'est qu'un voyage, vers une destination inconnue, comme le fut ma quête initiatique en ces mondes chimériques. Alors pourquoi en avoir peur. Pour moi ce crabe, ne sera pas symbole de fin , il est, et sera la genèse de ma vie.

Tic-tac, tic-tac, la comtoise marque de son rythme la mesure de cette course au temps. Mes larmes se sont séchées. En mon cœur résonne enfin le mot bonheur, je profite de ce chant binaire et de toutes choses pour m'imprégner de la force terrestre, je ne suis plus cette brindille, je suis devenue cet astre bleu.

 

Chaque jours qui passent me rapproche un peu plus de ce combat pour la vie. Je ressens en moi la force et la peur que Spartacus ressenti jadis en ce Colisée, théâtre de sang et de sa liberté.

L'homme du pardon que j’étais se transforme en un homme froid et volontaire, le mot victoire devient le combustible qui alimente le feux de mon désir.

 

Le combat débutât le 13 janvier, alors que l'astre de la vie réchauffai notre terre endormie. Les premières gouttes chimique s’unissaient à mon sang et mon destin. Je ne ressentis alors que paix et confiance, j’étais prêt.

 

Seul en cette chambre dernière génération, où ma TV LED crachait les paroles de musique nostalgique. Je me perdait sur ce mur blanc et angoissant. Mon esprit ce faisait prisonnier de ces peurs ancestrales que l'on ressent à l'encontre de l'inconnu qui s’offre à nos pieds.

Juché sur son pied mobile, la première poche protocolaire faisait de mes veines le réceptacle de ce liquide corrosif aux goût sucré d'un espoir grandissant.

Aveuglé de ce mur aux allures de linceul, je voyais défiler devant moi un passé de larmes et de souffrances. Où le mot que l'on ne devait prononcé, était synonyme de mort.

Ce cancer, ce cancer qui depuis mon premier cris, avait fait de ma vie, le compagnon de sa destinée. Il fut l'outil du génocide qui au long des années fit de ma famille un souvenir macabre que l'on pleur devant une photo jaunie fleuri par des nostalgiques narcissique le temps d'une fête funeste.

 

Ou était ce guerrier de ce rêve chimérique ? Qu’était devenu le phénix ? Ici en ce lieu, je n'était plus qu'un enfant apeuré de souvenirs crépusculaire.

 

Dehors ............................